Beaucoup de gens m’ont pris pour une folle. La plupart ne m’a pas crue. Même les Ouzbeks sont perplexes. Et pourtant, voilà presque une semaine que je suis installée à Tachkent, en Ouzbékistan!
J’avais déjà découvert l’Ouzbékistan l’année dernière pendant les vacances d’été, mais visiter un pays en touriste, c’est une sensation bien différente que venir s’y installer. Alors voici mes premières impressions depuis mon arrivée:
Bienvenue en climat “excessivement continental”!
Quand je suis descendue de l’avion à Tashkent mardi dernier, il faisait 20°C. Je me suis dit “génial, ya pas d’hiver ici, c’était exactement ce que je voulais!” J’ai bien regretté ma naïveté le lendemain en allant au travail frigorigiée sous la neige.
Mais selon mes collègues, pas de souci à se faire, la bipolarité du climat ouzbek n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, c’est simplement une caractéristique des climats “excessivement continentaux”. ^^
En tout cas, ici, entre quelques épisodes neigeux, c’est le printemps!

Le coeur sur la main
Même à Paris, quand les trajets sont affichés dans le bus et que les arrêts sont annoncés automatiquement, je choisis rarement ce moyen de transport, de peur de louper mon arrêt. Ce n’était donc pas à Tashkent, avec tout son réseau inextricable de bus publics et de marchroutka — espèces de camionettes-bus privées qui viennent en complément du transport public — que j’allais me lancer.
En bonne parisienne d’adoption, je suis donc partie en quête du métro le plus proche, ayant vaguement observé sur la carte qu’il y avait une station pas trop loin de chez moi. Sauf que Tashkent c’est quelques 3 fois plus grand que Paris et que les distances sont beaucoup plus grandes ici.
Après avoir erré comme une âme en peine pendant une bonne trentaine de minutes sans succès, j’ai donc eu la chance de tomber sur une étudiante qui parlait anglais et qui, en plus de m’expliquer où trouver le métro, s’est rajouté 15–20 minutes supplémentaires de trajet juste pour s’assurer que j’allais bien arriver à destination!
La splendeur des monuments
J’expliquerai plus longuement pourquoi dans un autre billet, mais c’est en grande partie l’art et l’architecture ouzbeks qui m’ont attiré ici. Pour moi, il y a vraiment quelque chose d’hypnotisant et de fascinant dans l’art ouzbek. J’ai surtout ressenti cela à Samarcande, masi Tachkent est loin d’être dépourvue de monuments et constructions raffinées.
À titre d’exemple, la sublime mosquée Minor, l’un des lieux de culte les plus importants de la ville, que j’ai découvert pendant mon périple pour trouver le métro:



La mosquée Minor, inaugurée en 2014 par Islam Karimov, premier président de l’Ouzbékistan indépendant, et son cimetière
Donc voilà, il faut encore que j’apprivoise l’argent ouzbek avec tous ses zéros, que je me familiarise un peu mieux avec le réseau de bus, et surtout, que je songe sérieusement à élargir mon vocabulaire russe, qui n’est pour l’instant que de quatre mots, mais tout se passe bien. 🙂