Quand je rencontre des gens de l’âge de mes grands-parents en Ouzbékistan, je me retrouve inévitablement à parler avec eux de grandes personnalités françaises. On me parle souvent de Mitterrand, premier président français à avoir visité la République d’Ouzbékistan, en 1994. Récemment, on m’a aussi parlé de Ribéry. Je sais qu’il n’a pas l’âge de mes grands-parents, mais bon, il n’y a que les Ouzbeks de plus de 70 ans qui m’en parlent, que voulez-vous? La jeunesse s’extasie maintenant devant Mbappé. Mais la célébrité qui ressort le plus dans les conversations avec cette tranche d’âge, c’est Mireille Mathieu! Ah, qu’est-ce qu’on l’aime Mireille Mathieu en Ouzbékistan! Même chez les plus jeunes de l’âge de mes parents.
Pourtant, moi, je n’ai d’yeux que pour Charles Aznavour. Alors ici, je rends un petit hommage à ce monument de la chanson française, en donnant une teinte légèrement ouzbèke à sa musique: J’aime Paris au mois de mai, Charles Aznavour et Pierre Roche (1950).

J’aime [Tachkent] au mois de mai
Quand les bourgeons renaissent (d’accord, ils ont déjà rené depuis le mois de mars…)
Qu’une nouvelle [souplesse]
S’empare de la [cité enneigée]
Qui se met à rayonner
J’aime [Tachkent] au mois de mai
Quand l’hiver [la] délaisse (oui, j’ai décidé que Tachkent était une femme)
Que le soleil caresse
Ses [mosaïques] à peine [déneigées]






J’aime sentir sur les places
Dans les rues où je passe
Ce parfum de [murier] que chasse
Le vent qui passe
Il me plaît à me promener
Par les rues qui s’faufilent
À travers toute la ville
J’aime [Tachkent] au mois de mai



J’aime le vent qui m’apporte
Des bruits de toutes sortes
Et les potins que l’on colporte
De porte en porte
Il me plaît à me promener
[Les yeux qui brillent]
Dans les [bazars] qui fourmillent
J’aime [Tachkent] au mois de mai
– Adaptation de J’aime Paris au mois de mai, paroles de Charles Aznavour et Pierre Roche (1950)




Joyeux 1er mai à tous!

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